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TRIOMPHE DES TOROS DE ROBERT MARGE A PALAVAS |
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El Juli, Enrique Ponce et Robert Margé pour une sortie en triomphe. Photo El Tico. |
Au terme d'une corrida de très grande qualité, relevée par les six toros de Robert Margé, il est impossible de transcrire l'ensemble des réactions élogieuses partagées par l'ensemble de la presse espagnole et française.
Enrique Ponce, El Juli et Robert Margé associés pour un triomphe final sans partage comme le souligne André Viard dans son édito de Terres Taurines, Viard qui est loin d'être un adepte de la langue de bois et qui en toute logique vante le bétail des ganaderos français dont Robert Margé est devenu en quelque sorte le fer de lance après cette corrida de Palavas.
Voici en quelques lignes simples et vraies le ressenti sur cette corrida au moyen de quelques témoignages piochés dans la presse spécialisée française et espagnole via internet.
>MARGÉ TUTOIE L'ÉLITE
Pour la première fois dans l'histoire de la tauromachie française, un ganadero réussit la gageure de voir triompher les plus grandes figuras face à ses toros.
Dire que l'exploit réussi hier par Robert Margé ouvre la voie pour une ère nouvelle n'est pas exagéré, tant son triomphe va permettre, pour la première fois, au monde taurin espagnol dans son ensemble, de comprendre que la France avance à pas de géant dans un domaine où l'on avait plutôt joué petit bras auparavant.
Sans dévaloriser une seconde la trajectoire de Hubert Yonnet par exemple, qui, le premier, lidia à Madrid, Séville et Barcelone notamment grâce aux liens qui l'unissaient à la casa Matilla, force est de constater que ce fut toujours dans le cadre de cartels plutôt modestes, ce qui conforta sa réputation torista et marqua l'ensemble de ses confrères du même sceau. Et même si plusieurs d'entre eux avaient fait l'effort d'acquérir des souches prestigieuse, vu d'Espagne, les toros français étaient forcément compliqués.
Il faut rendre pourtant à ceux qui ont commencé à inverser la tendance le mérite qui leur revient : les frères Gallon avec leurs Sampedro, les Tardieu avec leurs Nuñez, Jean-Louis Darret avec ses Marquis de Domecq, les Jalabert avec leurs Ortega, Bruno Blohorn avec ses Jandillas, Patrick Laugier avec ses Marquis de Domecq et ses Arjonas, qui, tous, ont remporté de beaux succès en novilladas piquées, lesquels laissent entrevoir un avenir important pour leurs futures camadas.
Mais avec cette corrida d'hier, Robert Margé vient de prendre plusieurs longueurs d'avance. Déjà, voici trois ans, une grande corrida avait permis à Juan Bautista de triompher à Toulouse. Déjà, aussi, dans un autre registre, il avait montré à Vic et Mont de Marsan que les toros des Monteilles possèdent cette caste rustique propre à séduire les aficionados toristas, caste dont fut porteuse aussi la corrida lidiée à Béziers l'an passé et qui vit Juan Bautista et Castella sortir en triomphe. Déjà, encore, plusieurs de ses novilladas, dont la dernière lidiée à Béziers avaient laissé entrevoir ce qui fut évident hier.
Mais hier, avec Ponce et Juli a hombros, c'est le niveau de l'élite que Robert Margé vient de tutoyer. Prochaines sorties : Bayonne en novillada et Béziers en corrida. Pour confirmer.
André Viard
Le public biterrois va retrouver les toros de Robert Margé le samedi 14 août avec Juan Bautista, Matias Tejela et Mehdi Savalli.
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Palavas samedi 8 mai: Enrique Ponce (2 oreilles et la queue) et Robert Margé associés dans le triomphe au terme du quatrième combat dont la dépouille du brave Margé sera récompensée de la vuelta.
(Photo Stéphan Guin in facebook). |
COMPTE RENDU DE LA CORRIDA VUE PAR MUNDOTORO
Enrique Ponce y El Juli rivalizan en maestría
Publicación: 08/05/2010 (20:12)
Palavás (Francia) Enrique Ponce y El Juli han salido en hombros en el festejo celebrado en Palavás (Francia) después de cortar un rabo y tres orejas respectivamente. El torero valenciano aprovechó las virtudes del cuarto, un gran toro de Robert Margé, que embarcó un encierro muy interesante. Ponce asentó al toro, mermado tras uan voltereta, y después de afianzarlo lo muleteó con elegancia y suavidad, con varios muletazos ejecutados prácticamente al ralentí.
Antes, anduvo suficiente con el primero, del que perdió premio con la espada. El Juli por su parte trasladó su maestría a tierras francesas con una actuación pletórica de recursos, facilidad y solvencia, plasmadas en varias series de mano baja coronadas con prontitud con el acero. Julio Benítez por su parte sorteó el lote menos agradecido con el que dio la cara y a pesar de no obtener éxito, resolvió la papeleta con recursos.
Plaza de toros de Palavás. Plaza llena. Toros de Robert Margé, de comportamiento variado e interesante. Destacó el cuarto, premiado con la vuelta al ruedo. Más complicados, tercero y sexto. Manejables los restantes. Enrique Ponce, saludos tras aviso y dos orejas y rabo tras aviso; Julián López El Juli, dos orejas y oreja; Julio Benítez El Cordobés hijo, silencio y silencio tras aviso.
COMPTE RENDU PAR BURLADERO.COM(8 mai 2010)
El valenciano Enrique Ponce ha cortado un rabo a un toro de vuelta al ruedo de Robert Margé, que lidió una interesante y variada corrida en la segunda de la feria francesa de Palavas. Prácticamente todos los toros embistieron en la muleta y también El Juli ha salido a hombros, tras cortar tres orejas y mostrarse a buen nivel.
Ese cuarto toro de la vuelta al ruedo dio una vuelta de campana en los primeros tercios que pareció mermarle en el comienzo de faena. Sin embargo, luego el toro rompió a embestir y, sobre todo, ayudó Ponce, que lo fue haciendo, lo llevó mucho y lo toreó con mucha lentitud, gustándose en muletazos ralentizados. Sonó un aviso antes de entrar a matar, y dejar Ponce una estocada entera en todo lo alto. Nada más doblar el toro, asomó el presidente las dos orejas y, posteriormente, el rabo.
Ponce basó la faena al buen primero sobre la mano derecha, por donde anduvo templado. Sin embargo, falló con la espada pinchando hasta cuatro veces y perdió una más que probable oreja.
El Juli, que se lució por chucuelinas, empezó la faena a su primero atornillado al piso por estatuarios. El toro fue bueno y el madrileño lo supo aprovechar por los dos pitones, sobre todo por el derecho que el mejor del astado. Estuvo fácil y a gusto el torero aunque no fue esa faena de mano baja y rota a las que nos ha acostumbrado El Juli. Se adornó al final con circulares metiendo todavía más al público en la faena para rematar de buena estocada.
Al quinto, brusco y que embestía con la cara a media altura, El Juli le planteó una batalla que al final ganó. Se empeñó en que embistiera y lo consiguió, con un trasteo técnico premiado con una oreja después de volcarse con la espada.
El tercero, rebañaba y tenía peligro prendiendo a incluso a Julio Benítez sin consecuencias aparentes. Siguió toreando aunque acabó desistiendo ante las complicaciones del toro. Silencio para el hijo de Manuel Benítez, que no pasó a la enfermería. La historia tampoco cambió en el sexto, un animal exigente y rebrincado en el último tercio con el que no se acopló nunca. Llegó a ponerse de rodillas para intentar el salto de la rana y se llevó un susto. No acertó con el estoque.
PALAVAS, 8 DE MAYO
2ª de feria. Lleno.
Toros de Robert Margé, bien presentados. Destacó el 4º, premiado con la vuelta al ruedo. 1º y, sobre todo el 2º, de buen juego. 3º, con peligro. 5º, brusco. 6º exigente.
Enrique Ponce, saludos tras aviso y dos orejas y rabo tras aviso.
El Juli, dos orejas y oreja.
El Cordobés hijo, silencio y silencio tras aviso.
COMPTE RENDU SUR TOROS 2000 (8 mai 2010)
PALAVAS: BONNE CORRIDA DE MARGE
Ponce et Juli coupent cinq oreilles et un rabo.
9 Mai : « Que bueno !!! » Sans avoir à pousser des « cocoricos » qui n’ont pas lieu d’être, on dira simplement que la ganaderia Française - qui n’est pas encore tombée dans « la production », mais en est encore à l’étape de l’authentique « Elevage », avec en tête de liste « les deux A », c'est-à-dire « Aficion al toro » et « Amour du métier », bien avant que « lo de la calculadora y del portatil » - est en train de donner quelque leçons aux grandes « multinationales du toro », dont on voit les résultats, de plus en plus navrants, au fil des ferias…
Hier, comme un des grands capitaines de la ganaderia Française, Robert Margé a sorti un lot « muy bueno », à Palavas, qui a fait les délices du public et des toreros. Certes ce ne fut pas une corrida « pour légionnaires » ; certes ce ne fut pas une corrida « de guerre », mais, correctement présentés, pour de telles circonstances, les Margé ont fait bon devoir à la pique, et cinq des six « ont servi », le quatrième, remarquablement mis en évidence par Ponce, étant honoré d’une vuelta posthume.
Les larmes aux yeux, le ganadero sortit à hombros, partageant probablement ce triomphe (toujours aléatoire) avec tous ces hommes, toutes ces femmes qui, vec « les deux A », ont voué leur vie à élever… « Les Toros de France ».
Enhorabuena !
COMPTE RENDU SIGNE PAUL HERME SUR TOROFIESTA
Samedi 8 Mai – PALAVAS – 2ème corrida de La Feria de la Mer – Casi lleno en la plaza – Beau temps revenu : Six toros de Robert Margé, bien présentés, qui ont donné bon jeu, notamment le quatrième, récompensé d’une vuelta d’honneur, tandis que le ganadero accompagnait le diestro, dans son triomphe.
Enrique Ponce : Ovation ; et Deux oreilles y rabo, après un avis – En maestro, toute la tarde. Technique élégante, et « intelligence » de la lidia. « Disfruto », devant le quatrième… « Se fit plaisir » et fit plaisir.
El Juli : Deux oreilles ; et Une oreille – Aucun toro ne semble lui échapper, actuellement… Et les Margé de Palavas ne cherchèrent pas à lui échapper.
Julio Benitez « El Cordobes » : Silence aux deux, avec un avis au sixième – Encore très vert, et peut-être trop peu « Cordobes », pour s’appeler… El Cordobes ! Malgré encouragements et conseils de son père, le pauvre Julio resta cela : « Pobre Julio ! »
De la pluie alentour, à Nîmes, Arles, Montpellier… au point de se faire du souci pour la corrida de Palavas, mais hasard ou miracle de la météo, c’est un ciel totalement dégagé qui a finalement permis à la course de se dérouler sans problèmes…
Dans une arène copieusement garnie, avec toutefois quelques vides, les toros de Robert Margé allaient être des protagonistes rêvés pour faire de cette corrida quelque chose de mémorable sur les bords de la Méditerranée. Avec la palme au quatrième, honoré de la vuelta posthume. Une présentation correcte, en rapport avec la catégorie de l’arène, et surtout une race qui s’est exprimée dès lors que les intentions des diestros allaient dans le sens de la marche. Ce qui fut le cas pour deux d’entre eux, Enrique Ponce et El Juli. Deux figurones qui n’étaient pas venus faire de la figuration et qui ont payé comptant, à la grande satisfaction d’un public allègre qui était à fond avec eux…
Enrique Ponce (saluts puis deux oreilles et la queue), a fait l’essentiel pour imprimer à ses deux trasteos la bonne cadence, avec sa propension à trouver rapidement le sitio et à se laisser aller à des séries à la fois suaves, templées et toujours allurées. Avec un meilleur maniement de l’estoc, il aurait peut-être déjà pu couper à l’issue de son premier combat, mais c’est avec le quatrième qu’il réussit le desquite de la meilleure des façons au cours d’un long récital toujours aussi alluré, cette fois-ci bien conclu. La vuelta entreprise par Ponce aux côtés de Robert Margé a été des plus émouvantes. Et pour cause…
El Juli (deux oreilles et oreille) n’est pas du genre à faire les choses à moitié et quand il a face à lui un adversaire offrant des chances évidentes de succès, il met toujours le paquet pour remporter la partie. C’est ce qu’il fit avec le deuxième en enchaînant des séries ajustées et techniquement et artistiquement abouties, Julián donnant toujours l’impression de se régaler… tout en régalant le public ! Et comme l’estocade a été efficace, deux oreilles sont venues récompenser son œuvre.
Avec le cinquième, qui n’était pas le plus commode, le Madrilène a encore fait l’effort, dictant progressivement sa loi en puissant dans ses recours techniques et concluant rapidement. En deux toros, El Juli venait de justifier son rang et de confirmer le grand moment qu’il traverse.
Tout ceci serait carrément idyllique s’il n’y avait eu le troisième larron, El Cordobés. Du moins le fils, Julio Benítez (silence aux deux). Et là, la vérité me force à écrire que ça ressemblait fort à une erreur de casting, justifiée certes par les liens particuliers qui unissent Manuel Benítez « El Cordobés », le grand, l’unique, présent dans le callejón, avec cette arène.
Mais franchement, par respect pour ce que Manolo a représenté dans ma vie d’aficionado, pour le torerazo qu’il a été, pour les restes de mon éducation chrétienne qui m’incite à me montrer charitable, je préfère passer sous silence la désastreuse prestation de son fiston. Et qu’on ne vienne surtout pas me dire que ses deux adversaires étaient impossibles…
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Enrique Ponce entouré de Michel Carrière, Vincent Ribera et Robert Margé qui reçoit de Bernard Planchon (société Ricard) le trophée du triomphateur de la féria 2010. |
COMPTE RENDU PAR LAURENT DELOYE (EL TICO) SUR CORRIDAFRANCE
Palavas : Enrique Ponce ; El Juli et Robert Margé a hombros
Il est des jours où l'improbable se produit... Robert Margé aurait certainement signé des deux mains si on lui avait dit au soir de la présentation des cartels, que le 8 mai 2010 il accompagnerait à dos d'hommes Enrique Ponce et El Juli au terme d'une corrida des plus entretenue, au cours de laquelle ses toros ont laissé 5 oreilles et une queue sur le sable Palavasien. Cette tarde ne s'annonçait pourtant pas sous les meilleurs auspices. Il n'avait pas arrêté de pleuvoir depuis le matin sur la région Montpelliéraine. Mais au moment du paseo, retardé de 10 minutes pour cause d'affluence bienvenue à la taquilla, le sable des arènes était parfait sous un soleil radieux pour le cartelazo de la Feria de la Mer 2010. Improbable vous avais-je dit...
Les toros de Robert Margé, de présentation très correcte pour la catégorie des arènes, bien roulés mais sans excés de poids, se sont révélés maniables dans l'ensemble, nobles et plutôt braves sous le fer, prenant leur unique pique les reins mis avec application. Supérieur, le quatrième s'est vu honoré d'une vuelta al ruedo posthume .
Enrique Ponce s'est vu opposer un premier adversaire plutôt bon, qui ne lui refusait rien en tous cas, bien qu'accusant un poil de faiblesse. Le Valencien, élégant en diable, avait conquis la première oreille de la course qu'il perdit aux aciers, échouant à deux reprises avant de devoir user du descabello. Le quatrième arriva un peu affaibli dans sa muleta après avoir pris une bonne pique et s'être infligé une vuelta de campana. Patient et comptant sur la race de son adversaire qui reprit rapidement le dessus, le Maestro de Chiva lui construisit une faena douce et cadencée, soulignée par un solo de trompette de la Pena "La Gardounenque" de catégorie qui fit rugir les tendidos de plaisir... Tout y passa de l'habituel répertoire du Maître Ponce : "Cornets à poisson", circulaires genou en terre, jusqu'à l'estocade un peu en arrière, mais efficace, l'issue de laquelle les arènes blanchirent... Les trophées maximum pour Ponce, et une vuelta chaleureusement fêtée pour le ganadero, qui ne pouvait retenir une petite larme en savourant l'instant.
El Juli vit sortir du toril un premier adversaire un peu plus réservé que le précédent, mais qui se révéla de plus de transmission dans sa muleta au troisième tiers. Impérial, le madrilène profita du bel allant de ce beau combattant pour faire étalage de sa technique et de sa puissance, concluant les débats d'une belle entière à l'effet rapide après une série de cinq muletazos pieds joints sur un timbre-poste. Le cinquième du jour était un peu plus compliqué, sortant haut des leurres et le mettant souvent à l'épreuve en le toisant. Mais il finit tout de même par obéïr dans la flanelle du Madrilène, qui le roula dans le sable d'une entière suivie d'un descabello.
Julio Benitez "El Cordobes" apparut un peu emprunté dans ce cartel de haut niveau, derrière les deux monstres, et ce malgré son monstre de père qui a donné son nom à la plaza. Il a accueilli son premier adversaire d'une larga de rodillas, mais s'est ensuite déconfié et n'a jamais paru en mesure de renverser la vapeur face à un toro qui n'en finissait pas de lui gagner du terrain. Accroché, bousculé, le Cordouan ne trouva malheureusement jamais le sitio. Pour son dernier combat, il toucha un bon toro mais l'étouffa un peu par ses demi-passes à la "Cordobes". Il tenta malgré tout d'inverser la tendance lors d'un final tremendiste, au fil des planches et à genou, sous les exhortations de son père visiblement peu satisfait de la prestation du rejeton.
Laurent Deloye "El Tico" |
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